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Note de conjoncture - Les risques internationaux s’accentuent / La croissance française résiste


Le premier semestre 2019 a été marqué par une dégradation assez nette de l’environnement économique international. Certaines grandes économies avancées sont quasiment au plein emploi, ce qui limite leurs possibilités de croissance. Les tensions protectionnistes se concrétisent progressivement, faisant ralentir le commerce mondial, notamment en Allemagne et en Chine.

Des incertitudes persistent, notamment l’issue des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, le Brexit ou l’orientation des politiques économiques en Italie, en Espagne, en Allemagne ou aux États-Unis.

Les entreprises ont donc mis leurs investissements en stand-by.

Les politiques monétaires sont à nouveau très accommodantes, avec des taux qui restent très bas voire négatifs.

Les politiques budgétaires soutiennent quant à elles la demande intérieure dans nombre d’économies avancées. Les climats des affaires sont d’ailleurs actuellement plus favorables dans les secteurs « abrités » (services, construction, commerce) que dans l’industrie.

Malgré ces soutiens, les prévisions de croissance d’ici la fin de l’année 2019 sont revues à la baisse pour la plupart des partenaires économiques de la France, notamment l’Allemagne et l’Italie. Le PIB de la zone euro progresserait de 0,2 % au troisième et au quatrième trimestre, et de 1,2 % en moyenne annuelle en 2019 (après +1,9 % en 2018).

En revanche, l’activité économique de la France résisterait bien (avec une croissance prévue de +0,3 % chaque trimestre d’ici la fin de l’année, et de +1,3 % en moyenne annuelle en 2019, après +1,7 % en 2018).

Cela est dû surtout à la demande intérieure : l’investissement des entreprises bénéficie comme dans d’autres pays de conditions favorables, notamment les taux d’intérêt bas. L’investissement des administrations publiques est dopé par l’approche des élections municipales. La consommation privée profite du retour de la confiance des ménages en lien avec la hausse du pouvoir d’achat (+2,3 % prévu en 2019). L’emploi se porte bien également (plus de 250 000 créations nettes d’emploi prévues sur l’année 2019) : le taux de chômage poursuivrait donc sa baisse et s’établirait à 8,3 % en fin d’année.

Ce scénario pourrait être affecté, surtout à la baisse, par de nombreux aléas internationaux.

Pour l’instant, le commerce extérieur français n’apparaît pas trop affecté par les tensions protectionnistes et les exportations seraient portées, en fin d’année, par d’importantes livraisons aéronautiques et navales.

Mais il pourrait l’être davantage si, par exemple, la demande intérieure allemande venait à faiblir.

En outre, un éventuel Brexit sans accord au 31 octobre, pourrait altérer ce scénario, compte tenu notamment des perturbations que cela risquerait de causer sur les chaînes d’approvisionnement de certaines entreprises.