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Note de conjoncture - Entre risques commerciaux et soutiens budgétaires


Début 2019, les incertitudes sur la situation économique ont eu tendance à s’accentuer, sur le plan international (Brexit, guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine) comme dans l’Hexagone.

En France, les mesures d’urgence économiques et sociales annoncées en décembre dernier suite à la crise des Gilets Jaunes se sont traduites par une progression assez vive du pouvoir d’achat. Pourtant, l’accélération de la consommation des ménages n’a pas été aussi marquée, les ménages restant prudents quant à la pérennité de leur pouvoir d’achat.

La suite de l’année semble suivre la même tendance. Le contexte international paraît moins porteur que l’an dernier et le commerce mondial continuerait de ralentir. La perspective d’un Brexit « dur » et celle d’une escalade protectionniste américaine ne sont pas à exclure.

Les banques centrales et les différents gouvernements ont néanmoins pris acte du risque de ralentissement et ajustent leur politique économique.

La Federal Reserve a ainsi interrompu la hausse de ses taux directeurs face aux doutes sur l’inflation et les salaires.

De son côté, l’économie chinoise résisterait, grâce à des mesures de soutien budgétaire et à une politique monétaire accommodante.

Début 2019, les principaux pays de la zone euro ont eux aussi mis en place des mesures de soutien budgétaire visant notamment à renforcer le pouvoir d’achat des ménages. Pour autant, même si la croissance de la zone euro a rassuré au premier trimestre (+0,4 %), la consommation des ménages n’a pas complètement suivi les gains de pouvoir d’achat : la France n’est pas le seul pays où le taux d’épargne des ménages a grimpé.

La zone euro connaîtrait d’ici la fin de l’année une croissance modérée, de l’ordre de 0,3 % par trimestre et de +1,2 % en moyenne annuelle.

En France, le climat des affaires ainsi que la confiance des ménages se sont redressés début 2019, après avoir touché un point bas en décembre 2018, au cœur de la crise sociale.

L’économie française conserverait, d’ici la fin 2019, un rythme de croissance de 0,3 % par trimestre, et 1,3 % en moyenne annuelle (contre 1,7 % en 2018 et 2,4 % en 2017).

Le taux d’épargne des ménages diminuerait progressivement, et la consommation des ménages gagnerait en vigueur, grâce à des revenus dynamiques et une inflation contenue (prévue à +1,4 % en décembre 2019).

L’investissement des entreprises resterait dynamique mais décélérerait toutefois quelque peu.

Ce rythme de croissance serait suffisant pour accentuer un peu le dynamisme des créations d’emploi (241 000 créations nettes prévues en 2019, après 182 000 en 2018). Dans un contexte de ralentissement tendanciel de la population active, le taux de chômage poursuivrait sa baisse pour s’établir à 8,3 % en fin d’année.